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Quantique
© Samuel Guigues

À l’heure où l’on découvre que les lois de la physique quantique s’appliquent à la biologie, un nombre grandissant de dispositifs technologiques mobilisant des effets quantiques font leur entrée dans le milieu médical. Une nouvelle médecine pour demain ?

 

En 1989, le D Deepak Chopra publie le best-seller mondial Quantum Healing. Depuis, nous avons vu d’innombrables livres de vulgarisation sur les applications de la physique quantique au domaine de la santé. En effet, cette science décrit le comportement de la matière et permet le développement de technologies dont notre monde ne pourrait plus se passer. Pourquoi ne s’appliquerait-elle pas à la biologie et à l’élaboration de procédés harmonisants ? Nous avons découvert ces dernières décennies que la physique quantique ne se cantonne pas au monde subatomique et que ses lois s’appliquent, par exemple, aux molécules – composants de base de notre corps. Par ailleurs, notre biologie mobilise des processus spécifiquement
 quantiques : effet tunnel, intrication, cohérence quantique, etc. (cf.
La révolution quantique, Inexploré n° 30). Ainsi, les organismes vivants sont sensibles à des technologies de la même nature. Le problème n’est donc pas qu’il serait illégitime de faire appel à cette science dans le domaine de la santé, mais que, dans un effort de marketing, certains usagers ont parfois mal utilisé son appellation. Certains procédés quantiques pourraient être de précieux outils.

Une lecture surprenante

Curieuse, Françoise prend rendez-vous pour une séance quantique. Elle s’assied dans un fauteuil et le praticien lui pose des électrodes. Apparaissent alors sur l’écran de la machine, sous forme d’images ou de graphiques, de nombreuses données la concernant. « C’était vraiment étonnant. La machine a tout de suite mis en évidence une haute probabilité de problèmes gastriques, comme des brûlures à l’estomac. C’est exactement ce dont je souffre depuis des années ! », s’étonne-t-elle. Le praticien évoque aussi la possibilité d’une corrélation avec des états d’angoisse et décrit longuement son profil psychosomatique. Françoise, surprise, se reconnaît. « Là où ça m’a bluffée, c’est quand il m’a demandé si j’avais vécu un choc osseux et psychologique vers l’âge de 6 ans. Il se trouve qu’à 5 ans et demi, j’ai fait une chute de cheval. Je me suis cassé la clavicule et suis restée quelques heures dans le coma », atteste-t-elle. Comment ça marche ?

Des technologies de pointe

Parce que toutes les approches énergétiques et informationnelles s’expliquent bien par les lois quantiques, l’appellation « thérapie quantique » est employée pour nommer cette grande famille. Cependant, cet ensemble comprend deux catégories : les approches non technologiques et les approches technologiques. En e et, d’un côté nous avons les soins manuels énergétiques, l’utilisation de substances vibratoires, les méthodes de mobilisation de l’intention, etc. De l’autre, nous avons les machines électromagnétiques à visée thérapeutique – majoritairement des ordinateurs équipés de logiciels spécifiques qui permettraient, par des électrodes posées sur le consultant, de faire des lectures ainsi que des réharmonisations.

Contre toute attente, ces dispositifs surprenants ont en grande partie été élaborés par des services techniques très performants : les coulisses de l’aérospatiale. Ce sont des scientifiques russes, mais aussi des ingénieurs américains et européens qui ont développé une thérapeutique permettant aux soldats, aux cosmonautes, puis à tout un chacun de se soigner sans substance matérielle. Et parce que les chercheurs se sont intéressés aux formes les plus subtiles de l’électromagnétisme, ils ont dû apprendre à dia- loguer avec l’infiniment petit des ondes ou des particules élémentaires : les électrons, les photons, etc. Leurs machines mobilisent ainsi des lois quantiques. Parmi elles, il faut compter le Metatron, l’Amsat, le Mora, le Rayonex, le Scio/Indigo/Eductor, le Life, le Physioscan, etc. On estime qu’il y aurait en France plus de trois mille de ces machines aussi qualifiées d’« informationnelles ».

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La biorésonance

Un principe commun à ces dispositifs est la compréhension que toute activité biologique crée de l’électricité et du magnétisme. Ainsi, chaque élément du corps génère sa signature énergétique spécifique. Et ces fréquences communiquent entre elles par effet de biorésonance : une résonance se produit quand deux fréquences sont similaires ou multiples l’une de l’autre. Elles se mettent alors à vibrer harmonieusement et peuvent échanger de l’énergie et de l’information. Notre biologie serait, sur le plan énergétique, une sorte d’orchestre de fréquences qui, lorsqu’il s’accorde bien, forme un organisme sain, et lorsqu’il s’accorde mal, provoque des pathologies. Les scientifiques se sont ainsi appliqués à répertorier les fréquences de nos organismes et celles de nos états psychiques – les émotions et les pensées génèrent également des trames électromagnétiques particulières. Par ailleurs, ils ont catalogué les fréquences de bactéries, virus, schémas pathologiques, et en n, les fréquences émises par de nombreuses substances ou actions médicinales : phytothérapie, micronutriments, huiles essentielles, remèdes homéopathiques, points d’acupuncture, manipulations ostéopathiques, etc. Les machines quantiques sont donc équipées d’une surprenante quantité de banques de données fréquentielles.

Des procédés énergétiques et informationnels

Ainsi, les dispositifs quantiques pourraient envoyer par leurs électrodes des milliers de signaux électromagnétiques qui permettraient de scanner le corps du consultant et de vérifier si ses fréquences sont équilibrées. Ils utiliseraient également des algorithmes – des calculs issus de la théorie du chaos – qui permettraient de prédire l’évolution de certaines pathologies. Ce scan énergétique établirait un pro l sur tous les plans de l’être – physique, énergétique, émotionnel, mental et spirituel. Dans un deuxième temps, certaines machines pourraient envoyer des fréquences correctrices. Dans le cas de Françoise, il serait possible d’envoyer des fréquences qui soulagent l’acidité gastrique ou aident à l’intégration de ses chocs. Cependant, attention : ces approches ne sont pas médicales, les praticiens ne sont pas toujours des médecins. Elles proposent juste des « réharmonisations ».

Le Rayonnex

Le système Rayonex est utilisé en Allemagne, pays avant-gardiste en matière de santé, par plus de 5000 praticiens. Son créateur, Paul Schmidt, était un ingénieur à l’origine de plus de trois cents brevets. Animé par le désir d’aider les gens, il s’intéressa aux médecines complémentaires et particulièrement à la science de la biorésonance. Le système Rayonex vit le jour en 1980 et fit l’objet de cinq publications scientifiques favorables dans des revues à comité de lecture. Par ailleurs, les diverses actions sociales de Paul Schmidt lui valurent la croix fédérale du Mérite – l’équivalent de la Légion d’honneur. Petite nuance : « La biorésonance selon Paul Schmidt ne fait aucune comparaison statistique qui extrairait un diagnostic d’une base de données. La fréquence est émise sur le patient et mesurée purement par e et de résonance électromagnétique, non pas par la résistance de la peau à un stress ou par la comparaison d’un profil avec une base statistique », explique Médéric Degoy, cofondateur de Panthérapie.

Le Scio/indigo/Eductor

Ce sont trois générations d’un même appareil développé par l’Américain Bill Nelson, mathématicien et ex-consultant de la Nasa. « Il faisait partie des experts qui, à l’aide de modèles mathématiques complexes, ont pu ramener la capsule d’Apollo 13 sur Terre. Parce qu’il avait un fils autiste, il a décidé d’investir son savoir dans le développement d’un appareil pour le soigner », raconte Jacqueline Jacques, formatrice pour ce dispositif. Bill Nelson devient alors médecin, s’intéresse aux thérapies non conventionnelles et à la biorésonance. Il présente sa première machine en 1986, enregistré auprès de la FDA (1) américaine en 1989. Il y aurait actuellement 400 appareils en France et 30 000 dans le monde. « Il a aussi développé un procédé de soins à distance basé sur un champ de conscience qu’il appelle le “subspace”», indique la formatrice. Atteinte d’une sclérose en plaques diagnostiquée en 1994, Jacqueline Jacques voyait son état de santé dégénérer. En 2005, elle découvrit le Scio, qui lui permit d’arrêter le processus de dégénération et de stabiliser sa condition. « Je pense que c’est vraiment la médecine du XXIe siècle ! », s’enthousiasme-t-elle.

Le Physioscan

Héritier des recherches de l’aérospatiale russe, élaboré à partir du Metatron, le Physioscan a été amélioré par une équipe française au début des années 2000. « Un réajustement au niveau énergétique finit par se répercuter sur le corps. La trame énergétique et informationnelle est comme une matrice du corps physique. Personnellement, cela fait plus de 25 ans que je n’ai pas pris de médicaments », précise Guillaume Moreau, fondateur de Physioquanta, société à l’origine du dispositif. Le Physioscan compte parmi les machines les plus vendues et les plus usitées dans le milieu paramédical en France. Physioquanta commercialise également une version optimisée du Milta, une machine de magnéto infrarouge laser thérapie, qui fait l’objet d’études cliniques au CHU de Nancy, à l’Institut de recherche en cancérologie digestive de Strasbourg, et au Centre chirurgical Montagard à Avignon. « Le Milta permet d’avoir des effets anti- inflammatoires, antalgiques, anti-infectieux et cicatrisants très efficaces en postopératoire, en médecine du sport ou en soins esthétiques », informe Guillaume Moreau.

Le QPM

"Je suis fasciné par le fait que les gens ont des dons encore non révélés », souligne Patrick Visier, qui monte une conférence sur le thème en 1999. Là, un ami médecin et énergéticien lui parle d’une machine quantique russe, l’Amsat. « Je me suis demandé si elle pouvait révéler les potentiels cachés ! », poursuit-il. Il rassemble des physiciens et des médecins pour améliorer le dispositif, et lance en décembre 2004 le Quantic Potential Measurement sur le marché. Le QPM ne fait aucune réharmonisation, il mesure 180 zones du corps et permet surtout une lecture psycho- logique. Il propose trois gammes : l’accompagnement des personnes par des coaches ou des thérapeutes, l’amélioration de la performance sportive et le bien-être. Il existe une soixantaine de machines dans le monde et les centres de thalasso- thérapie de Trouville et de l’île d’Oléron en sont équipés. « J’ai appris à lire les photos Kirlian pendant des années auprès de Georges Hadjio. Quand j’ai découvert le QPM, mes lectures ont pris une tout autre ampleur ! », témoigne Christine Gilles, praticienne du QPM.

EN BREF...

Je suis auteure et journaliste, titulaire d'un Master de philosophie (DEA), de diplomes de psycho-praticienne et d'homéopathe. Mon regard porte sur les nouvelles tendances dans les domaines de la médecine et des thérapies, des sciences du vivant et de la spiritualité.  En savoir plus...

J'oeuvre pour la promotion d'un savoir respectueux de l'intelligence du vivant, de la réalité d'une symbiose entre l'homme et son environnement et de la profonde capacité de l'humanité à évoluer

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