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Medecine
© Samuel Guigues

La médecine conventionnelle allopathique, qui a pris dans notre monde occidental une place prépondérante, excelle en chirurgie, en diagnostic et en traitement de l’urgence. Cependant, elle trouve aussi ses limites lorsqu’il s’agit de traiter un individu dans son ensemble, d’assurer une guérison plus globale ou encore de traiter le subtil. Comment faire ses premiers pas vers d’autres solutions ?

 

Le papyrus égyptien Edwin Smith, du nom du collectionneur qui l’a découvert, contient des données chirurgicales d’une précision étonnante. Il date de 1500 ans av. J.-C. Des textes mésopotamiens ou indiens plus tardifs encore attestent que depuis plus de 6000 ans, l’humanité aux quatre coins du globe élabore différents systèmes de soin. Certaines pratiques sont spécifiques, beaucoup se recoupent, quelques-unes s’opposent dans leurs principes. Sur les trois derniers siècles, l’Occident a vu l’émergence d’une médecine dite « scientifique ». Et cette méthode devenue « académique » ou « conventionnelle » s’est imposée dans notre monde moderne comme une approche incontournable. Cependant, elle ne fait pas l’unanimité.

L’Ordre des médecins annonce en 2015 que 40% des français ont déjà eu recours à des « médecines alternatives ou complémentaires » (MAC), que 6 115 médecins ont déclaré un titre ou une orientation liés à ces approches et que de plus en plus d’hôpitaux les intègrent dans leur arsenal thérapeutique. Bien sûr, cette étude ne comptabilise pas la prolifération des professionnels non médecins pratiquant ces méthodes aussi appelées « douces », « parallèles » ou « holistiques ». De son côté, l’Organisation mondial pour la santé, qui recense plus de 400 médecines « traditionnelles », lance en 2014 un deuxième plan stratégique afin d’assurer leur développement. De nombreuses assurances complémentaires de santé estiment également que ces pratiques sont profitables, et constatent qu’elles leur coûtent moins cher dans la durée.

Cependant, attention : si certains experts annoncent que ces médecines complémentaires sont en plein développement, nous sommes en droit de nous demander si elles ne sont pas tout simplement en train de reprendre une place légitime dans un système de médecine où elles ont toujours existé. Les MAC n’ont en substance rien de nouveau et ne résultent pas d’un effet de mode. Elles sont pour la grande majorité issues de pratiques ancestrales ayant fait leurs preuves ; elles mettent en œuvre des principes intemporels, que nous réinventons et mélangeons. Ainsi, de plus en plus de professionnels de la santé, conventionnels ou alternatifs, œuvrent pour l’émergence d’une médecine intégrative capable de tirer profit du meilleur de chaque approche, d’un système global au sein duquel le patient, informé, peut choisir comment il souhaite se soigner.

Une médecine matérialiste

Ce qui caractérise la médecine conventionnelle est qu’elle a émergé au cœur d’un paradigme matérialiste. Cette vue affirme qu’il n’y a rien d’autre que la matière : une substance inerte, certes complexe, mais prévisible. Elle se concentre alors sur l’étude structurelle et biochimique du corps, qu’elle aborde telle une machine biologique vide de tout principe vital. Les pathologies sont soignées à l’aide d’interventions mécaniques ou biochimiques qui visent majoritairement à éradiquer les symptômes et à ramener les paramètres organiques dans des normes établies. Également armée de la découverte du rôle des micro-organismes (bactéries, virus,
etc.), d’un large éventail de médicaments de synthèse et d’un perfectionnement chirurgical considérable, la médecine conventionnelle est souvent capable de frapper vite et fort. Elle connaît de grands succès. Elle n’est cependant pas exempte d’échecs ni de travers. Trois remarques majeures lui sont adressées.

Une pollution indésirable

L’utilisation intensive d’une chimie de synthèse dans les soins conventionnels n’est pas sans effets secondaires. En 1996, la réduction du risque iatrogène (dû aux médicaments) a été définie comme une priorité par la Conférence nationale de santé. En 2005, la sénatrice Anne-Marie Payet déclare que « les chiffres les plus couramment avancés font état de 140000 hospitalisations provoquées par des accidents médicamenteux et 13 000 décès avérés par an en France ». Certains experts s’inquiètent également de l’augmentation alarmante des maladies auto-immunes, neurodégénératives, des cancers, allergies et autres conditions dites non transmissibles. « Elles sont la conséquence d’une pollution généralisée et complexe qui, s’accumulant dans les organismes, produit des effets cocktail », signale André Cicollela, auteur de Toxique planète. L’industrie chimique, dont fait partie l’industrie pharmaceutique, produit 143 000 substances de synthèse et introduit 500 000 tonnes supplémentaires de produits chaque année dans l’environnement externe et, inévitablement, interne. Ces dernières années ont ainsi vu l’émergence du concept d’« écologie intérieure ». Un mot d’ordre : éviter d’introduire des produits chimiques dans son corps quand il y a des alternatives. Les MAC se caractérisent majoritairement par une non-utilisation de produits de synthèse.

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Ressuciter nos capacités de guérison

« La littérature médicale regorge de cas plus incroyables les uns que les autres montrant que l’organisme est capable de s’autoguérir. Il est dommage de faire le travail à sa place alors qu’il y a d’autres moyens de l’inciter à se régénérer », souligne le Dr Patrick Lemoine, psychiatre et auteur de L’enfer de la médecine... est pavé de bonnes intentions. La médecine conventionnelle, qui s’explique encore mal les processus de régulation du corps, ne cherche pas à collaborer avec un éventuel principe vital. Elle peine à considérer qu’une intelligence pourrait être à l’œuvre dans l’organisme. « Pourtant, le symptôme est la partie visible d’un effort de l’organisme pour retrouver l’équilibre », signale Thierry Janssen. L’auteur de La solution intérieure rajoute qu’il est essentiel de collaborer avec cette intelligence dont les performances dépassent de loin ce que la science peut offrir.

C’est alors que James Oschman, éminent chercheur en biologie, annonce que cette capacité de régulation serait en grande partie assurée par des communications électromagnétiques ou subtiles. L’auteur de Médecine énergétique, les bases scientifiques l’affirme : nos anatomies énergétiques joueraient un rôle important pour notre santé. Ainsi, les MAC et leurs approches holistiques, capables de prendre en charge nos dimensions énergétiques, seraient mieux équipées pour collaborer avec ce phénomène. « Les thérapeutes énergéticiens ont appris à travailler avec des systèmes de communication et de contrôle vitaux qui ne sont pas encore reconnus par le paradigme médical dominant, mais qui sont pourtant démontrés scientifiquement », indique James Oschman. Signalons, au passage, que soutenir cette capacité d’autorégulation est la meilleure des préventions.

S’ouvrir aux dimensions invisibles

Repliée sur sa position matérialiste, la médecine conventionnelle rechigne à prendre en considération les dimensions énergétiques et psychiques. Il en résulte que son efficacité face aux pathologies psychosomatiques reste relative. L’approche médicamenteuse actuelle des troubles psychiatriques est notamment souvent discutée. Pourtant, des milliers d’études scientifiques ont démontré ces dernières années l’importance des interactions entre la biologie, les forces électromagnétiques et les états psychiques.

Le Dr Candace Pert, chercheur en pharmacologie et auteur de Molecules of Emotions, met en évidence que les trois grands systèmes coordinateurs du corps – nerveux, endocrinien, immunitaire – utilisent les mêmes molécules pour se parler : des peptides. Par ailleurs, elle démontre que chacune de nos émotions est intimement corrélée à la production... de ces mêmes peptides. Ainsi, des « molécules des émotions » sont au cœur de nos fonctionnements. « Le corps et l’esprit sont intrinsèquement liés, dans un sens ils ne font qu’un », affirme le Dr Pert. Ce qui se joue en toile de fond, c’est la réhabilitation du fait que nous sommes bien plus que notre corps physique. En effet, nos pathologies ne peuvent-elles pas être provoquées par notre état énergétique ou notre vie psychique ? Notre « âme » n’aurait-elle pas son mot à dire ? Quid de l’importance des dimensions collectives et transpersonnelles dans nos maladies ? Tout au long de ce hors-série, nous explorerons ces dimensions énergétiques et psychiques, en étudiant un large éventail de techniques holistiques et naturelles reconnues. Certaines, selon vos affinités et le conseil de votre médecin, pourront peut-être vous aider dans la prévention et le maintien de votre bonne santé.

Encadré – Que Choisir ?

Face au foisonnement actuel des techniques complémentaires, il est parfois difficile de s’y retrouver, de comprendre qui fait quoi et de savoir à qui l’on peut se fier. Tout d’abord, il convient de définir votre besoin, car ce premier état des lieux vous aidera à orienter vos recherches. À partir de là, vous pouvez commencer à vous renseigner sur les différentes approches disponibles autour de vous. Ce hors-série sert à cela, Internet et les rayons de livres sur les médecines complémentaires vous aideront aussi grandement. Il est fortement conseillé de ne parler de votre démarche qu’à des personnes de confiance et à votre médecin s’il est ouvert. N’hésitez pas également à vous tourner vers les associations professionnelles des différentes approches qui pourront vous expliquer de quoi il en retourne et garantir que les praticiens mis en avant sont diplômés et supervisés. Enfin, avant de vous lancer avec un professionnel, vous pouvez l’appeler et le questionner sur sa pratique et ses conditions de travail afin d’avoir toutes les cartes en main.

Encadré – Une science vibratoire

« La recherche a démontré que les cellules et les tissus vivants sont prévus pour l’utilisation de divers types de force. De plus, les différents organes génèrent des courants électriques qui circulent à travers les tissus et engendrent des champs magnétiques dans et hors du corps », informe le Dr James Oschman. Par ailleurs, chaque atome, molécule, cellule, tissu, organe et chaque corps dans son ensemble présenterait leur propre caractère vibratoire, s’étendant dans l’espace environnant. « Ainsi, des informations peuvent se transmettre d’un organisme à un autre par les champs d’énergie et les systèmes vivants y sont très sensibles », reprend James Oschman.

Ce chercheur en biologie ne cesse de souligner que, puisque notre corps est de nature vibratoire, il est primordial d’inclure une dimension énergétique dans nos approches thérapeutiques. L’électroencéphalogramme, le magnéto-cardiogramme, l’IRM, des lasers, la lumière pulsée et autre. La tendance se confirme : « Les mesures des biochamps entourant le corps humain sont de plus en plus utilisées dans le diagnostic médical occidental », remarque-t-il.

EN BREF...

Je suis auteure et journaliste, titulaire d'un Master de philosophie (DEA), de diplomes de psycho-praticienne et d'homéopathe. Mon regard porte sur les nouvelles tendances dans les domaines de la médecine et des thérapies, des sciences du vivant et de la spiritualité.  En savoir plus...

J'oeuvre pour la promotion d'un savoir respectueux de l'intelligence du vivant, de la réalité d'une symbiose entre l'homme et son environnement et de la profonde capacité de l'humanité à évoluer

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